Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
If you are not redirected automatically, follow the link to example
Consternant ! - Blog de Jean-Luc Gach, Peynier {display:none;margin:0px; padding:0px; background-color:#FFFFFF; font-family: Verdana, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:x-small;}

Présentation

  • : Blog de Jean-Luc Gach, Peynier
  • Blog de Jean-Luc Gach, Peynier
  • : Commentaires sur la vie du village de Peynier
  • Contact

Modération

 

Les publications sur ce blog sont Modérées à priori. Aucun commentaire totalement anonyme ne sera publié. Les commentaires sous pseudo sont acceptés si un email est enregistré. Si toutefois un commentaire ou un article vous semble insultant ou inapproprié, si vous souhaitez exercer un droit de réponse, merci de me le signaler ici.

Recherche

Agenda

 

 

Archives

Fréquentation

Depuis septembre 2010 :

 

Visiteurs uniques : 82574

Pages consultées : 184007

 

 

mentions légales

 

Licence MonPeynier

Creative Commons License 

 

Les articles de Monpeynier sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

 

 

26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 19:00

Consternant, c'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit quand j'ai découvert ce qui suit. J'avais prévu cette semaine un article sur le patrimoine de Peynier, mais l'actualité du moment m'oblige finalement à encore parler de la liberté d'expression. Qu'il est dur d'être démocrate à Peynier !

Voici ce que l'on pouvait lire dans La Marseillaise de ce 24 novembre 2010 en page 10 (cliquer sur l'image pour agrandir) :

 

101124 LM Intolerance et intimidations 

 

Vous aurez sans nul doute, chers lecteurs, reconnu votre serviteur dans l'allusion dont il est question en fin d'article. Ainsi donc je découvre, sauf erreur du journaliste, que l'on me menacerait publiquement et ouvertement par voie de presse interposée... Si ce n'est pas de l'intimidation comme le titre l'article, je ne sais pas ce que c'est. En tout cas c'est une surprise pour moi, modeste opposant de pacotille encarté nulle part, de découvrir que je suis au centre des préoccupations de nos élus... je pensais qu'on s'occupait plutôt d'affaires importantes à l'hôtel de ville. Ce genre de salve incontrôlée traduirait-elle une certaine crispation ? En tout cas on s'engage là en terrain bien boueux me semble-t-il. Et ces histoires de statue ont assez duré. Qu'aurait fait un bon maire en pareille circonstance ? Probablement qu'il aurait tenté de calmer le jeu, tenté de retrouver une certaine sérénité auprès de tout le monde et pris une certaine hauteur pour traiter le problème, et tout le monde aurait applaudi. Ce qui aurait sans nul doute évité de nouvelles polémiques et ce nouveau déballage dans la presse quotidienne régionale. Et on n'a encore rien vu avec le procès de Jean Zay en Provence qui s'annonce. Pour le compte ce n'est pas cette association qui fait "durer le plaisir", on n'en entendait plus parler dans le village depuis cet été. En tout cas merci à nos élus pour le coup de projecteur sur mon blog, les statistiques de fréquentation ont littéralement explosé.

 

Petite parenthèse sur un phénomène venant d'outre atlantique, le SLAPP : Strategic Lawsuit Against Public Participation, une expression nord américaine (traduction littérale : gifle) qualifiant les "poursuites baillons" , expression québécoise fort à propos, que des tiers (souvent de grosses entreprises) lancent abusivement contre les mouvements citoyens. Il s'agit en général de procès ou menaces de procès en diffamation avec à la clef des demandes de dommages et intérêts sans commune mesure avec les capacités des associations ou citoyens visés. Le succès de l'opération ne vise pas tant à gagner, mais à intimider ou à épuiser financièrement la personne ou association visée pour qu'elle cesse son activité. Subsidiairement il s'agit de mobiliser toute son énergie dans sa défense pour affaiblir son action publique. Souvent, une action de SLAPP se voit en retour appliquée une action de SLAPPback (gifle en retour) intentée par les citoyens lésés par les poursuites initiales. Outre la liberté d'expression, l'égalité devant les tribunaux est également en cause lors de ces procédures puisque la disproportion des moyens mis en oeuvre est toujours en faveur des plaignants. De sorte que les Etats nord américains légifèrent sur le sujet. Un exemple très médiatisé de SLAPP fut l'action de la société SMP, fabricante du Taser contre Olivier Besancenot (ici). Ce procès faisait suite à un procès similaire contre l'association RaidH lui aussi perdu par SMP. 

 

Tout ceci ne vous rappelle rien ? Notez que le SLAPP peut prendre d'autres formes d'action et s'entend comme toute mesure de "rétorsion légale" avec ce même but d'exercer une pression pour obtenir le silence et la fin de l'action publique de la partie attaquée. Ainsi à titre d'exemple, il en serait de même pour un maire qui ferait une injonction à un opposant pour reboucher un trou dans une façade (mais ce n'est qu'un exemple pris au hasard bien sûr).

 

A l'appui de mon propos il est utile ici de faire un certain nombre de constats. Depuis quelque temps beaucoup de bloggueurs ont écrit des articles assez peu équivoques. Une sélection de choix (je vous invite vraiment à les lire pour vous faire une idée, certains sont assez croustillants) :

 

- Lucien Alexandre Castronovo : ici

- Achim Gertz : ici

- Cyril Di Méo : ici

- Jacques Boulesteix : ici

- Nicolas Blanc : ici

etc.

Ont-ils été inquiétés ? Poursuivis ? Pas le moins du monde...

 

Des journaux ont publié des articles très cinglants comme l'Humanité ou la provence.

Ont-ils été inquiétés ? Poursuivis ? Pas le moins du monde...

 

Quel est le point commun à tous ces journalistes et bloggueurs ? Ne pas habiter à Peynier.

Pour le moment, seule l'association Jean Zay en Provence a été poursuivie, et moi-même apparemment menacé selon La Marseillaise. Aucun rapport entre nous si ce n'est notre lieu de vie, Peynier, et une certaine opposition ouverte à la municipalité actuelle. On aurait voulu unir les oppositions qu'on ne s'y serait pas pris autrement...

 

Ainsi je pose ouvertement la question de la finalité réelle de toutes ces procédures judiciaires et menaces. S'agirait-il de limiter la liberté d'expression dans le village ? Il me semble pourtant que le meilleur moyen de museler l'opposition c'est encore d'être irréprochable dans son action.

 

Car enfin :

- J'ai le droit de dire que je suis contre la statue

- J'ai le droit de dire que notre village est sale

- J'ai le droit de dire que nos impôts locaux augmentent

- J'ai le droit de dire que notre argent est mal utilisé

- J'ai le droit de dire que le village se bétonne

- J'ai le droit de dire que les écoles et des chemins sont mal entretenus

- Et j'ai même le droit de dire que les citoyens sont tenus à l'écart des décisions qui les concernent

 

... parce qu'on est en DEMOCRATIE.

 

A samedi prochain

 

NB : A titre purement informatif pour mes détracteurs en tout genre, un rappel des articles 431-1 et 431-2 du code pénal

 

Article 431-1

Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de menaces, l'exercice de la liberté d'expression, du travail, d'association, de réunion ou de manifestation est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.

Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l'exercice d'une des libertés visées à l'alinéa précédent est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.

Article 431-2

Les personnes physiques coupables de l'une des infractions prévues par l'article 431-1 encourent également les peines complémentaires suivantes :

1° L'interdiction des droits civiques, civils et de famille, suivant les modalités prévues par l'article 131-26 ;

2° L'interdiction, suivant les modalités prévues par l'article 131-27, d'exercer une fonction publique ou d'exercer l'activité professionnelle ou sociale dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise ;

3° L'interdiction de détenir ou de porter, pour une durée de cinq ans au plus, une arme soumise à autorisation.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

MEZZOUD 21/01/2011 14:39


Combien de situations similaires !!! Voir le site WebCitoyen : www.webcitoyen.com , ou encore cet article qui date de 2006 :
http://puteaux.typepad.com/.shared/image.html?/photos/uncategorized/parisien171006_1.jpg

Ne nous taisons pas !


Denise 28/11/2010 09:32


Peynier : c'est quoi ce village de barbouzes ? Vu d'Aix, les pressions que vous subissez paraissent complètement hallucinantes, d'un autre temps ! Comme vous l'écrivez, nous sommes en démocratie et
il serait bon que "notre" député suppléant, qui à tout moment peut être amené à siéger à l'assemblée nationale s'en souvienne ! Tant que l'UMP locale et nationale n'aura pas fait le ménage dans ses
rangs, cela paraitra difficile d'être rassurés même en démocratie.


Charles 27/11/2010 22:10


"INDIGNEZ VOUS !"
L'entretien avec Stéphane Hessel dans le numéro de Politis du 17 novembre 2010 est d'une actualité toute particulière.

« Je souligne toujours l’écart entre légalité et légitimité. Je considère la légitimité des valeurs plus importante que la légalité d’un État. Nous avons le devoir de mettre en cause, en tant que
citoyens, la légalité d’un gouvernement. Nous devons être respectueux de la démocratie, mais quand quelque chose nous apparaît non légitime, même si c’est légal, il nous appartient de protester, de
nous indigner et de désobéir ».

Vous pouvez transposer bien sûr à la situation peynierenne, surtout quand les faits incriminés ne sont pas nécessairement légaux !


claude vénézia 27/11/2010 10:48


Bravo pour votre réaction à ces inqualifiables pressions qui sont bien dans l'air du temps. Nous devons chacun suivant notre pouvoir, RESISTER et proposer, c'est ainsi que la démocratie continuera
de vivre.


Gariguette 26/11/2010 22:17


Ah Jean-Luc, vous voilà de nouveau en forme ! Les faits sont effectivement consternants et votre article proprement ... EXCELLENT !
Certaines commères du village que je ne citerai pas se vantaient la semaine dernière de vous avoir fait fermer votre " caquet". Les voilà bien servies ! Mais c'est vrai qu'elles ne savent pas de
quoi elles parlent, elles n'arrivent même pas à allumer un ordinateur ! Moi, je m'y suis mise grâce à des proches et je n'en suis pas peu fière : blogs, facebook n'ont plus de secret pour moi ...
Cela dit, il ne faut pas trop leur en vouloir, elles répètent ce qu'on leur suggère de répéter.
En tout cas, voilà de quoi animer les conversations des jours prochains au boulodrome, au bar, à la sortie des écoles, au club de bridge ou dans les ruelles du village.
A bientôt Jean-Luc.