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Blog de Jean-Luc Gach, Peynier - Commentaires sur la vie du village de Peynier {display:none;margin:0px; padding:0px; background-color:#FFFFFF; font-family: Verdana, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:x-small;}

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  • : Blog de Jean-Luc Gach, Peynier
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 21:36

La semaine dernière aura vu la désignation des candidats PS aux élections dans deux grandes villes de la région : Aix et Marseille. Ces désignations ne sont pas sans conséquences pour notre commune puisque la métropole se profilant à l'horizon 2016, ces candidats seront peut-être ceux avec lesquels les élus de Peynier, au conseil municipal et au conseil de la métropole, devront composer.

L'enseignement principal de ces investitures est le revers cinglant essuyé par les candidats soutenus de près ou de loin par le président du conseil général, Jean-Noël Guérini. La mise en examen de ce dernier dans diverses affaires, la mise sous tutelle du PS local par le PS national et le rejet massif du système clientéliste mis en place par le "bateau bleu" sont sans doute à l'origine de ces déconvenues. Lorsque la parole est donnée aux électeurs, et notamment aux électeurs de gauche à l'occasion de primaires, le résultat est sans appel.

A Marseille, dans le duel final la Guériniste, très militariste et fer de lance contre la métropole Samia Ghali s'est vue largement devancée par Patrick Menucci par 57% contre 43%.

Municipales : sanction pour le "clan" Guérini

A Aix-en-Provence, c'était avant tout la déception. En effet, nous n'avons pas eu droit à la candidature de l’inénarrable et très anti-métropole Maryse Joissains à cette primaire contrairement à ce qu'elle avait annoncé. Encore une promesse non tenue ! Est-ce l'annulation du contrat illégal de son mari, Alain Joissains, et le remboursement de quelque 167 806 euros qui l'auront fait reculer ? Pour ce qui est des candidats de gauche, deux outsiders ont accédé au second tour, balayant tous les candidats de l'appareil. Au final Edouard Baldo arrive largement en tête avec 64,38% des voix.

Au PS local ça grince des dents. Quand le candidat n'est pas celui qu'on aurait souhaité, ça rue dans les brancards. A Marseille, il se dit que Samia Ghali pourrait présenter une liste dissidente. Le soir des primaires certains de ses supporters affirmaient devant les caméras vouloir voter pour le candidat UMP J.C. Gaudin. Un système pourri jusque dans les petits villages du département. Ainsi à Pélissanne, le peuple de gauche a désigné le "mauvais" candidat, Brice Leroux, contre le candidat officiel de l'appareil socialiste. Appareil qui n'accepte apparemment pas le verdict démocratique du vote. Du coup il pourrait y avoir deux listes.

A Peynier nous n'aurons sans doute pas ce problème puisque le candidat d'opposition Louis Nozzi est largement porté par une base aussi diverse que rassemblée, bien loin de toutes ces turpitudes d'appareil qui, finalement, n'ont aucun intérêt pour l'avenir des Peyniérens et de leur village.

A samedi prochain.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 07:54

Les habitants du village ont eu la surprise de voir apparaître récemment des pancartes, notamment du CG13, sur le cours Albéric Laurent annonçant sa réfection. Mais les riverains n'ont pas été prévenus, sauf ceux qui sont dans la confidence des élus. La municipalité renoue donc avec ses pratiques continuelles, opacité, opacité, opacité, après avoir fait croire à la concertation, en organisant une réunion publique au printemps dernier pour présenter 3 projets entièrement ficelés.

A moins qu'à l'approche des élections notre maire ne se réserve une nouvelle annonce tonitruante, relayée consciencieusement par voie de presse dans La Provence... bref, c'est le flou complet. Mais mes informations sembleraient indiquer (sous toutes réserves) que c'est la "scénario 2" qui a été retenu par la municipalité, le pire de tous car les riverains ne pourront plus stationner sur le cours mais parallèlement devront supporter la circulation automobile. Une décision qui ne surprendra personne car malgré les simulacres de consultation, c'est cette solution qui avait la préférence de la municipalité.

Cours Albéric Laurent, réfection sans concertation

Les riverains seront invités à stationner sur le parking nord. Celui qui sera (peut être) construit (dans 10 ans ?) et qui a été fortement critiqué par le commissaire enquêteur lors de l'enquête publique sur le PLU (voir le plan ci dessous, zone AUp).

Cours Albéric Laurent, réfection sans concertation

Et en attendant, où stationnent les habitants du centre ? Il serait intéressant d'avoir une réponse. En tout cas pour ce qui est du cours Albéric Laurent, nous voilà revenus à la situation d'il y a 10 ans, mais on me taxerait de faire du mauvais esprit si je disais que cette municipalité fait du sur-place. A ce propos, voici ce que l'on pouvait lire en page 3 dans le Journal de Peynier n°2 de... Juillet 2003!

Cours Albéric Laurent, réfection sans concertation

Il est évident que l'approche des élections n'est pour rien à cette accélération aussi subite qu’invraisemblable. Comme dit le dicton, faire et défaire c'est toujours travailler... mais là c'est avec les impôts des Peyniérennes et des Peyniérens.

A samedi prochain

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 06:57

A quelques mois des municipales, les masques tombent. S'il y en a qui doutaient encore, on comprend maintenant clairement les motivations qui étaient derrière l'élaboration du PLU de Peynier. Les déclarations tonitruantes de notre maire dans La Provence du 10 octobre 2013 sont là pour en témoigner. Voici ce qu'il déclarait à la journaliste Alexandra Ducamp dans un article sur l'exonération de la majoration de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB), sujet que j'évoquais dans mon article de la semaine dernière "PLU : le cadeau empoisonné":

TFNB : une exonération pour "4 ou 5 propriétaires"

Un article riche en enseignements. On apprend donc que la mesure d'exonération de la majoration de la TFNB (et donc ladite taxe) ne concerne que "4 ou 5 propriétaires" fonciers à Peynier. Cela ne fait que confirmer le sentiment de beaucoup de Peyniérens, cette municipalité n'agit que pour une minorité.

Ensuite on apprend que le maire découvre que distribuer des permis a une influence sur les équipements collectifs (routes, écoles...). Il a pourtant déclaré le contraire tout au long de l'élaboration du PLU, y compris lors de l'enquête publique. On apprend également que les terrains devenus constructibles à la faveur du PLU ne l'auraient pas été dans le but de réaliser des constructions...mais alors pour quoi faire ? Pour progressivement les faire passer vers des zones plus denses dans une future modification du PLU et les rendre encore plus coûteux sur le marché de l'immobilier ? Voilà donc la preuve éclatante que ce PLU n'a pas été élaboré dans l'intérêt général. Mais au fait, n'y aurait-il pas des élus touchés par la majoration de la TFNB ?

A samedi prochain

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 07:10

C'est un beau cadeau empoisonné qu'aura fait notre municipalité à ceux qui ont vu leur(s) terrain(s) passer constructibles à la faveur du nouveau PLU. En effet un petit paragraphe dans la loi de finances passé jusqu'alors inaperçu jette la panique à bord de toutes les municipalités du coin. L'article 1396 du code général des impôts à été modifié par l'article 82 de la loi 2012-1509 du 29 décembre 2012. Que dit exactement ce texte ?

I. - La taxe foncière sur les propriétés non bâties est établie d'après la valeur locative cadastrale de ces propriétés déterminée conformément aux règles définies aux articles 1509 à 1518 A et sous déduction de 20 % de son montant.

II. - A. - Dans les communes mentionnées au I de l'article 232, la valeur locative cadastrale des terrains constructibles après la déduction mentionnée au I du présent article est majorée de 25 % de son montant et d'une valeur forfaitaire fixée à 5 € par mètre carré pour les impositions dues au titre des années 2014 et 2015, puis à 10 € par mètre carré pour les impositions dues au titre de l'année 2016 et des années suivantes.

Legifrance

Dit comme ça, ça n'a l'air de rien mais les conséquences sont très importantes et ça promet un violent retour de bâton à tous les spéculateurs fonciers en herbe. Quelle est donc la conséquence ? Dans les communes où la tension foncière est considérée comme importante, la majoration de la base de calcul de la taxe sur les propriétés non bâties est obligatoire et sera de 5 euros/m2 en 2014 puis 10€ à partir de 2016. La liste des communes concernées est la même que celle concernant la TALV (taxe sur les logements vacants) et est donnée dans le décret n°2013-392 . Cette liste comprend Peynier comme nombre d'autres communes du département. Bon, tout ceci c'est du Chinois, tentons d'y voir plus clair.

Qui est concerné :

Les propriétaires des terrains qui satisfont simultanément aux conditions suivantes:

  • être situés dans une zone urbaine ou à urbaniser, lorsque les voies publiques et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie de la zone à urbaniser ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone
  • figurer dans une carte communale, un plan local d'urbanisme, un document d’urbanisme en tenant lieu ou un plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé conformément au code de l'urbanisme
  • être constructibles

Peu importe l'usage du terrain ou la qualité du propriétaire. Toutefois cette majoration ne s'applique pas :

  • aux établissements publics fonciers
  • aux terrains constructibles depuis moins d'un an
  • aux terrains situés dans une zone d'aménagement concertée ou pour lesquels un permis de construire, un permis d'aménager ou un permis de lotir ont été obtenus. Si in fine ce droit n'est pas utilisé et le projet ne voit pas le jour, les terrains sont taxés rétroactivement.
  • aux terrains supportant une construction soumise à la taxe d'habitation, autrement dit les terrains sur lesquels une maison est construite et constituant la résidence principale ou secondaire ou même locative d'un contribuable.

Bref pour la plupart d'entre nous, cette disposition ne change rien.

Quels montants :

La valeur locative est majorée de 5 euros/m2 pour la superficie réduite de 200 m2 dans un premier temps (jusqu'en 2016). Ainsi pour un terrain à bâtir de 2000 m2, la valeur locative sera majorée de (2000-200)*5 = 9000 euros. L'abattement de 20% habituellement appliqué ne l'est pas dans ce cas (puisqu'il y a une majoration de 25% destinée à compenser l'abattement). Pour Peynier, le taux de la taxe TFNB est de 37%, les propriétaires concernés devront donc s'acquitter d'un impôt majoré de 9000x0,37 = 3300 euros et le double (6600 euros) à partir de 2016. Pour un terrain de 4000m2, ce sera 7030 euros en 2014 et 2015 puis 14060 euros à partir de 2016.

La volonté du législateur était donc claire: instaurer une taxation très importante pour faire en sorte que les propriétés non bâties mais susceptibles de l'être le deviennent rapidement. L'intention était de lutter contre la crise du logement, tout comme il existe une taxe sur les logements vacants . Et là c'est la panique à bord, le sport régional étant la spéculation foncière, nombre de stratégies de lobbying auprès des maires sont remises en cause. Il faudra réfléchir à deux fois avant de faire des pieds et des mains pour voir ses terrains devenir constructibles. Et pour les maires c'est un outil de leur politique clientéliste que l'on vide quelque peu de sa substance.

C'est le branle bas de combat dans la haute vallée de l'Arc, haut lieu de la spéculation foncière. Nombre de municipalités (au rang desquelles Trets et Peynier) ont pris en quatrième vitesse (il fallait le faire avant le premier octobre) une délibération exonérant les propriétaires touchés par cette taxe additionnelle. Seulement voilà, cette délibération est illégale car le caractère obligatoire de cette taxe imposé par la loi ne peut être contesté par le pouvoir local. Il est fort à parier que le préfet demande aux municipalités qui ont pris de telles dispositions d'annuler leurs délibérations.

On n'a pas fini de parler de la TFNB, car les spéculateurs, non contents de faire des plus-values importantes en vendant les terrains constructibles au compte-gouttes pour maintenir des prix élevés, ont entamé des actions auprès des pouvoirs publics pour échapper à cette majoration d'impôt. Par ailleurs les contours exacts de l'application de ces dispositions n'ont pas encore été publiés au BO, les choses peuvent encore évoluer substantiellement.

A samedi prochain

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 21:30

Ca devient une habitude, l'approche des élections municipales est l'occasion, pour beaucoup de municipalités, de faire oublier leur médiocrité passée en redoublant de travaux. Le grand classique c'est la réfection de l'entrée de ville. On ne peut pas passer à côté, c'est du visible limite voyant : un poil de goudron par-ci, un coup de pelleteuse par-là, des parpaings, du crépi et des lampadaires. Sur ce thème apparemment les maires de Trets et de Peynier se sont donné le mot puisque chacun aura sa nouvelle entrée de ville payée par le contribuable. Par contre à Peynier pour ce qui est du cours Albéric Laurent, c'est le rétropédalage à toute berzingue. Vu qu'il était impossible de finir les travaux avant les élections, il n'y aura rien, car des travaux pendant les élections c'est beaucoup de voix en moins.

Notre voisin Achim Gertz à déjà édité un délicieux article sur cette tendance à Fuveau, agrémenté d'un superbe dessin que je reproduis ici:

Travaux d'Hercule...bis

A Peyadisse-les-Mines c'est aussi la frénésie des travaux et notre envoyé spécial fait le point dans cette commune voisine :

FACTICE : ceci est une parodie

Voilà, pour ce qui est de Peynier, les électeurs seront juges des 12 années passées de léthargie. Des travaux pharaoniques que l'on voit tous les 6 ans et qui vaudront certainement plusieurs articles élogieux dans La Provence. Mais les vraies questions restent en suspens.

A samedi prochain

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 09:50

En effet cette honorable institution vient d'inventer la téléportation par bus quantique, Anton Zeilinger n'a qu'à bien se tenir, il a de la sérieuse concurrence. Sur le site "Le pilote" sensé donner les horaires de bus de la CPA, le bus scolaire à destination du collège de Fuveau desservant Peynier est à la même heure (7h05) à Chateauneuf-le-Rouge, Rousset, Trets et Peynier.

Prix nobel pour la CPA

En fait, questionnant qui de droit, personne n'a pu me donner l'information de l'heure de passage "officielle" à Peynier de ce bus. Il en est de même pour celui desservant le collège de Rousset (qui concerne la très grande majorité des enfants de Peynier)...

Prix nobel pour la CPA

Voilà une belle expérience de physique pour nos collégiens en tout cas !

A samedi prochain

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 09:32

Apparemment la question de la réouverture de la ligne de train entre Carnoules et Gardanne ne semble guère intéresser les élus de la haute vallée de l'Arc puisque aucun élu de Peynier ou de Trets n'était présent à "la journée de la fête du TER", contrairement par exemple à Fuveau qui était représentée si on en croit La Provence du 9/9/2013 (cliquer pour agrandir):

Le train à Peynier [2]Le train à Peynier [2]

Malgré la présence de nombreux élus de toute la région (notamment le député EELV Lambert), Peynier n'a donc pas défendu son point de vue (quel qu'il soit...) lors de cette journée, un projet qui pourtant aura un impact très important sur le village s'il se concrétise à l'horizon 2016 comme cela se dessine. Ce projet serait une des premières grosses actions de la métropole en train de se mettre en place. Serons-nous une nouvelle fois à la traine dans ce projet ou allons-nous enfin faire entendre notre voix par l'intermédiaire de nos élus ? Silence radio à la mairie, ce n'est apparemment pas un sujet.

A samedi prochain

EDIT : Un participant m'indique que, par contre, l'ensemble du conseil municipal de Peyadisse-les-Mines était présent à ce rendez-vous.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 23:50

Faisant concurrence aux meilleurs journaux humoristiques, la rentrée des classes fut l'occasion d'un nouveau morceau d'anthologie de La Provence dans un article savoureusement orienté, où maints bienfaits de la municipalité nous ont été vantés sur 4 colonnes.

Dans la commune voisine de Peyadisse-Les-Mines la rentrée s'est encore mieux passée et l'avenir est encore plus radieux que chez nous (mais si, c'est possible !), jugez plutôt (cliquez pour agrandir) :

Tout va très bien madame la Marquise
Tout va très bien madame la Marquise

Nous suivrons bien évidemment l'actualité de Peyadisse-les-Mines ces prochains mois que l'on imagine riches en informations à l'approche des élections municipales.

A samedi prochain

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 09:52

Un petit intermède dans les commentaires de la vie de notre village pour regarder autour de nous ce qui se passe. Et notamment la multiplication de blogs citoyens, le phénomène internet est donc l'un des principaux vecteurs des contre-pouvoirs et des lanceurs d'alerte. Il serait bon d'ailleurs de légiférer sérieusement sur la question des supports de communications des collectivités locales qui ne sont en fait qu'un moyen de propagande permettant aux élus de faire campagne durant tout leur mandat en utilisant de l'argent public.

Bref, Christophe Grébert avait montré la voie avec MonPuteaux. Pour beaucoup d'entre nous il est un modèle et je reprendrai ici l'une de ses phrases :

Il n’y a pas d’alternance politique possible dans la collaboration avec un système pourri ; la rupture est indispensable.

Christophe Grébert

MonPeynier fut le premier du secteur à importer le concept inventé par Christophe Grébert, même si d'autres plus localement avaient également montré la voie de l'utilisation citoyenne d'internet comme Lucien Alaxandre Castronovo ou Achim Gertz (pour ne citer qu'eux). Aujourd'hui le blog fête ses 3 ans d’existence et est devenu un site incontournable de la vallée avec plus de 41000 visiteurs uniques et près de 110000 pages vues. Notons que le cheminement et le modèle ainsi que les réactions des édiles concernés entre Monputeaux et Monpeynier sont, toutes proportions gardées, sensiblement les mêmes. Alors que Christophe Grébert doit essuyer les foudres de la municipalité de Puteaux par le biais de multiples procès, qu'il a tous gagnés, notre municipalité ne s'est pas montrée plus tendre en assignant devant les tribunaux les opposants divers comme l'association Jean-Zay en Provence et en me menaçant en plein conseil municipal (cliquer pour agrandir).

Foisonnement de blogs citoyens

Aujourd'hui une chose est sûre : ma détermination est telle qu'aucune pression de ce genre ne m'arrêtera, au contraire.

Aujourd'hui de nouveaux blogs sur ce modèle fleurissent dans le secteur. MonFuveau est un blog collaboratif sur la commune du même nom. Ce n'est pas réellement un blog nouveau puisque son activité a démarré en juillet 2012 mais je n'en avais jamais parlé, voilà qui est réparé, avec en prime un lien permanent dans la rubrique "liens" à gauche. Notons que le collectif a également organisé récemment une très intéressante réunion publique sur "l'éthique et la transparence en politique".

Un tout nouveau venu est en train de se mettre en place sur la commune de Gréasque, MonGréasque. Souhaitons beaucoup de succès à cette nouvelle initiative, dont nous suivrons l'évolution avec attention.

A samedi prochain

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 21:38

C'est bientôt la rentrée et c'est donc le moment de faire le bilan de la mandature de Vincent Peillon pour Peynier en matière d'éducation.

Car il semblerait bien que les zones rurales soient les laissées pour compte de la politique d'éducation de ce gouvernement qui n'a de socialiste que le nom. Notons tout d'abord qu'à Peynier la 5e classe de maternelle n'a pas été ré-ouverte. Au delà de cette preuve concrète de l'enfumage du gouvernement, deux mesures phares pénalisent nos villages, la semaine de 4,5 jours et le durcissement de la carte scolaire accompagné d'une réduction de l'offre de formation.

La semaine de 4,5 jours, tout d'abord. Rappelons qu'il s'agit d'ajouter une matinée de cours aux élèves du premier degré pour limiter le nombre journalier d'heures de classe. Cette réforme ne sera mise en place à Peynier qu'en 2014 comme dans la plupart des communes. Plusieurs constats s'imposent :

- Alors que le gouvernement Sarkozy avait supprimé les 3 heures d'école du samedi matin, il ne s'agit pas de les rétablir, mais de redistribuer le même volume horaire. Il n'y aura pas plus d'heures d'enseignement, nous ne revenons pas à la situation du début du millénaire. Plus de fatigue (puisqu'il faudra pour les enfants se lever un jour de plus) pour le même nombre d'heures de cours ... c'est absurde ...

- Les rythmes scolaires ne sont donc que l'alibi grossier de cette réforme puisque finalement, chaque municipalité pourra les organiser à sa guise. Certaines choisiront d'ajouter le mercredi matin, d'autres le samedi matin (pas très électoraliste vis-à-vis des parents). Certaines positionneront les activités péri-scolaires sur la pause méridienne, d'autres en fin de journée ... et on nous fait croire que c'est pour mieux organiser LE rythme des enfants ???

Rentrée scolaire : le gouvernement socialiste creuse les inégalités dans nos villages

- Les heures d'école perdues sous Sarkozy sont remplacées par des activités périscolaires, gérées par les mairies. A partir du moment où une part du temps scolaire est laissée aux municipalités, c'est la rupture de l'égalité devant le service public d'éducation. Les enfants des grandes villes, aux budgets conséquents pourront bénéficier d'activités de qualité, les enfants des villages devront se contenter de la garderie, parfois payante, à discrétion des municipalités...

- On peut encore souligner l’entêtement du gouvernement à élever les seuils réglementaires d’encadrement pour les activités périscolaires (de 10 à 14 enfants pour un adulte en maternelle et de 14 à 18 en primaire). Alors que le Conseil d’État a déclaré cette disposition illégale car contrevenant à la sécurité des enfants, le gouvernement veut quand même l’imposer. Austérité oblige : c’est 25% d’économie que cette élévation des seuils permettrait. C'est dire si on se dirige vers des activités périscolaires de qualité organisées dans le calme et la sérénité ! A d'autres ...

- Mais par delà ce problème d'inégalités, c'est la privatisation larvée du service public d'éducation qu'est en train de bâtir le pouvoir socialiste, chose que même la droite n'avait pas osé faire. Les municipalités ne pourront pas assumer elles-mêmes les activités périscolaires car elles n'en ont pas la compétence ni les moyens. Ce sont donc des activités qui vont être assurées par des délégations de service public qui vont être mises en place dans la majorité des cas et donc assurées par des structures de droit privé. Et pour financer ceci, l'impôt bien sûr mais pas seulement. Le mécénat vient à la rescousse. Par exemple, la société Total a signé un accord pour mettre sur la table quelque 4 millions d'euros pour l'activité périscolaire... (voir ici :http://www.total.com/fr/groupe/actualites/actualites-820005.html&idActu=2997&xtor=RSS-1 ). Cette privatisation larvée n'est donc pas une affabulation de ma part mais bien une réalité. Tout ceci est non seulement lamentable mais en plus dangereux pour l'éducation de nos enfants car cela rompt le principe de neutralité du service public et donc tout bonnement les principes de la République. A terme, les arts plastiques, la musique, le sport seront des activités externalisées qui ne seront plus assurées par l'éducation nationale.

Rentrée scolaire : le gouvernement socialiste creuse les inégalités dans nos villages

La deuxième inégalité découle d'un double phénomène. Tout d'abord la politique de rigueur qui ne veut pas dire son nom mais qui est bien présente dans les faits. Le premier ministre l’annonce avec fierté : « pour la première fois depuis 1958, nous allons présenter en 2014 un budget en diminution ». Dans l'éducation nationale malgré l'annonce du recrutement à la rentrée de 10 000 personnels, il est intéressant de creuser les choses et de voir ce qu'il en est exactement. Il s'agit en fait de personnels précaires (contrats CDD de 10 mois renouvelables) en appui aux tâches administratives et non d'enseignants. De fait l'offre de formation se réduit dans les établissements, moins de postes, disparition du latin, du grec, des langues orientales ou même de l'allemand en première langue au collège. Cette stratégie serait moins problématique si parallèlement on permettait aux enfants des campagnes de suivre ces enseignements dans un autre établissement que celui du secteur mais il n'en est rien : par mesure strictement politique et idéologique pour trancher avec la politique sarkozyste, des instructions ont été données pour durcir la carte scolaire de sorte que les dérogations sont devenues quasiment impossibles, alors que les établissements dérogatoires ont des capacités d’accueil. A Peynier, c'est le collège de Rousset en 6e : Anglais première langue et point barre. Pas d'alternative. La question n'est pas de contourner la carte scolaire pour des questions de problèmes sociaux car nous ne sommes pas en zone sensible mais bien de suivre des enseignements choisis. Et là en l’occurrence nous sommes clairement défavorisés à Peynier par rapport à d'autres établissements plus riches en options, concentrés dans les villes (classes bilangues, euro par exemple). C'est un recul du service public, au même titre que la fermeture des postes, une rupture d'égalité face au service public d'éducation.

L'oligarchie parisienne qui a pondu ces réformes et ces directives bénéficiera sans aucun doute d'activités périscolaires de qualité et n'aura pas les mêmes problèmes de choix d'enseignements que nous dans les campagnes. Nous, peuple de gauche, n'avons pas voté pour ça.

A samedi prochain

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